Publié le 18-01-2008

Formation syndicale : stages

La commission Pochard proposera (fin janvier) des réformes de structures, faisant du système éducatif institutionnel, une réalité tendant vers un véritable marché scolaire : chaque établissement organisant une offre scolaire adaptée à son « cœur de cible ».

Cette même commission ne manquera pas de proposer dans le droit fil d'une telle orientation, de profondes modifications valant pour nos services, nos missions, nos rémunérations et nos déroulements de carrière. Annualisation, flexibilité, heures supplémentaires imposées, bivalence, temps de présence accru dans les établissements, mobilité contrainte…, avec une évaluation de nos résultats et de notre mérite par le chef d'établissement, seraient alors le lot commun.

Mise en concurrence des établissements, des personnels, des élèves : le projet scolaire de N. Sarkozy « récompenser le mérite, sanctionner la faute » prend forme, en cohérence avec les thèmes qu'il a développés sur la Fonction Publique, et les carcans statutaires qu'il conviendrait de mettre à bas.

Le projet scolaire de N. Sarkozy place l'évaluation et le tri social au coeur des missions de l'école obligatoire. Lorsque les destins scolaires et sociaux sont joués de façon précoce, il n'est pas utile de diversifier les voies de formation, de développer les dispositifs de prise en charge de l'hétérogénéité des publics. On peut alors réduire de 25 % à 30 % les horaires des lycéens, regrouper les séries générales, fusionner tes voies technologiques et professionnelles, supprimer les formations qualifiantes intermédiaires comme les BEP. C'est tout l'objet de la réforme des lycées, dont l'annonce serait reportée au lendemain des élections municipales… C'est tout l'objet, en amont, d'un collège resserré autour du socle commun.

Car enfin, qui peut croire que le gouvernement parviendra à tenir ses objectifs de réduction du nombre de fonctionnaires sans sabrer le service public d'éducation, sans remettre en cause les droits et garanties de ses personnels ?

Le pire n'est pas certain ? Non, il ne l'est jamais lorsque les enseignants se syndiquent, s'informent, se mobilisent voire s'engagent dans la voie militante.

Dans la perspective de ces échéances, pour mieux en percevoir les enjeux et déterminer collectivement des modalités de riposte, le SNES organise au 2ème trimestre des stages thématiques :

Le jeudi 6 mars (LIMOGES) et le jeudi 20 mars (LA SOUTERRAINE)
Sur le thème : garanties et droits statutaires, carrières = des enjeux pour l'avenir.
Le mardi 1er avril (LIMOGES)
Sur le thème : collège et socle commun