Publié le 27-06-2008
CAPA hors classe des certifiés du 25 juin 2008

Intervention du SNES-FSU à la
CAPA hors classe des certifiés du 25 juin 2008

Nos métiers ont subi une forte dévalorisation salariale liée à la fois à la dégringolade de la valeur du point d’indice et à un classement indiciaire très insuffisant.

Le ministère prétend régler le problème par la multiplication d’heures supplémentaires défiscalisées. Une bien mauvaise solution qui contribue à supprimer l’emploi des uns, à aggraver les conditions de services des autres et à alourdir la charge de travail d’une catégorie de personnel qui n’a pourtant jamais bénéficié d’une quelconque réduction du temps de travail.

En réponse à nos mobilisations et aux interventions répétées du SNES sur ce dossier, le Ministre de l’Education Nationale vient enfin – comme l’an dernier dans un contexte semblable – de faire un geste positif en augmentant les possibilités de promotions à la hors classe pour la rentrée 2008 et en arrêtant le principe d’une répartition plus équitable des contingents de promotion entre les académies.

Le SNES a pris acte de ces mesures positives qui vont dans le sens de nos demandes et qui sont à mettre au crédit de nos actions. Il regrette toutefois que la dévalorisation salariale qui frappe à toutes les étapes de la carrière ne trouve aucune réponse notamment pour les débuts de carrière pour lesquels il y a urgence .

Le SNES continue donc à demander l’ouverture de discussions sur la revalorisation de nos professions dans toutes ses dimensions : rémunération et carrière, allègement de la charge de travail, mobilité, formation, amélioration de nos garanties statutaires.

Pour l’heure, cette CAPA doit donc donner un avis sur l’utilisation d’un contingent de 102 postes de hors classe. 
Nous avons, à maintes reprises, souligné combien l’évaluation comparative du « mérite » des enseignants, au travers des avis, pouvait être aléatoire, dépendante de la discipline, des rythmes d’inspection, de la conception que pouvait avoir chaque notateur de la notion de « mérite », de la multiplicité des évaluateurs.

Nous constatons cette année que des progrès ont été réalisés en terme d’harmonisation, et qu’il y a moins d’incohérence entre disciplines.

Des disparités subsistent toutefois, notamment d’un établissement à l’autre.

Et nous voulons souligner une fois de plus combien la frontière entre un avis très favorable et un avis favorable est ténue, alors que le passage à un avis très favorable est déterminant pour faire partie de la liste des promus. C’est dire aussi combien des collègues peuvent payer lourdement des retards d’inspection (en diminution, mais qui perdurent : 36 au 11 échelon, 44 au 10)

Comme les années précédentes, nous souhaitons qu’on examine de près la situation des collègues qui s’apprêtent à partir en retraite sans être dans le contingent initial des promus mais en bonne place sur la liste supplémentaire.